Newsletter

Agenda

Ils cherchent un emploi

Rapport Planète vivante 2012: Le constat alarmant de WWF



Rapport Planète vivante 2012: Le constat alarmant de WWF Le rapport planète vivante 2012 est le cinquième de la série des publications Planète Vivante de WWF. L’objectif ? Rendre compte de l’impact de l’homme sur une planète aux ressources limitées. Cette étude participe à mesurer les progrès en matière de développement durable et de préservation de la biodiversité. Un rapport bisannuel, produit en collaboration avec la Société Zoologique de Londres et le Réseau Empreinte Ecologique Globale, qui est aujourd’hui l’étude la plus complète sur la santé de la planète. Elle est basée sur deux indicateurs : l’indice planète vivante et l’empreinte écologique.

La planète bleue dans le rouge

L’Indice Planète Vivante (IPV) sert à mesurer les progrès dans la santé des écosystèmes de la planète. Lorsque cet indice augmente, la santé de l’éco-système s’améliore et vice versa. L’IPV suit de près plus de 9 000 populations de plus de 2 600 espèces. L’IPV global indique un déclin de 30% depuis 1970, les écosystèmes tropicaux étant les plus touchés avec une baisse de 60% en moins de 40 ans. L’empreinte écologique, quant à elle, sert à évaluer la pression exercée par l’humanité sur la biosphère en comparant sa consommation aux capacités de régénération de la terre.

Alors que la biodiversité diminue, l’empreinte écologique augmente. L’homme est à découvert,  son compte écologique est dans le rouge. L’étude révèle qu’il faut une année et demie à la Terre pour régénérer les ressources consommées par les humains en un an et absorber le CO2 dû à l’activité humaine.

Il n’est pas malin d’aller polluer plus loin !

Le rapport explique en particulier le phénomène d’accaparement des terres, via lequel les pays industrialisés se procurent des espaces de culture dans les pays pauvres. Entre 1970 et 2008, l’IPV des pays à haut revenu affiche une hausse de 7%, un déclin de 31% dans les pays à revenu moyen et une chute de 60% dans les pays à bas revenu. Des chiffres trompeurs car parmi les nombreux facteurs expliquant cette évolution, la capacité des nations riches à se procurer des ressources chez leurs voisins plus démunis ne doit surtout pas être négligée. L’empreinte écologique des pays à haut revenu est cinq fois supérieure à celle des pays à bas revenus. Pourtant, les plus directement touchés par les dégradations environnementales sont bien entendu les plus pauvres. Privées de terres, d’eau propre, d’une alimentation adaptée, de combus­tible et de matériaux, ces populations ne peuvent espérer un développement positif.

Les dix pays à la plus forte empreinte écologique par individu sont le Qatar, le Koweït, les Emirats Arabes Unis, le Danemark, les États-Unis d'Amérique, la Belgique, l’Australie, le Canada, les Pays-Bas et l'Irlande. Et la France n’est pas en reste, au rang de 23ème empreinte la plus néfaste. Non seulement nous vivons au-dessus des moyens de la Terre, mais la répartition de l’exploitation des ressources naturelles est inéquitable.

Des solutions clés en main pour Rio +20

Le Rapport Planète Vivante 2012 propose des solutions pour inverser le déclin de la biodiversité et pour équilibrer l'empreinte écologique avec la capacité régénératrice de la planète. Des solutions formulées en 16 priorités. D’abord protéger et maintenir la biodiversité et les écosystèmes, via une production plus efficace et moins polluante. Ensuite, consommer moins et mieux. Reconnaître et intégrer la valeur de l’équilibre écologique et de la biodiversité dans les décisions politiques et économiques. Parmi les solutions clés, la mise en place de cadres juridiques et politiques est une urgence. Une telle législation pourrait permettre un accès équitable et durable à la nourriture, à l'eau et à l'énergie pour tous. Le moment est venu de faire un choix. Celui de créer un avenir équilibré, où les ressources naturelles seraient accessibles en quantité suffisante aux 9, voire peut-être 10 milliards d’hommes qui peupleront la surface du globe en 2050. Ce rapport sort cinq semaines avant la conférence sur le développement durable des Nations-Unies à Rio de Janeiro (Rio+20), l’occasion pour les pays participants de poser les premières pierres d’un avenir durable pour la planète.

L’activité humaine dépend des ressources qu’offre la planète; et aucune activité n’est sans impact sur la biodiversité qui y est associée. L’urgence est de rétablir des habitudes de consommation compatibles avec les limites de notre planète. Pour enrayer le déclin de l’Indice Planète Vivante, ramener l’empreinte écologique dans les limites plané­taires, éviter un changement clima­tique dangereux et parvenir à un développement durable, encore faut-il que nos économies, nos modèles d’entreprises et nos habitudes quotidiennes s’enracinent dans une réalité fondamentale : «  le capital naturel de la Terre est limité».

 

logo_WWF